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Pour un parcours optimal

Pourquoi créer un tel musée?

La première question à vous poser serait : 

" Vous posez-vous les mêmes questions en visitant un musée de la torture? "

Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il y a juste un stade où la curiosité, innée à l'être humain, la même qui nous fait ralentir en voiture pour regarder l'accident de la voie d'en face, ne nous paraît morbide qu'au-delà du contexte où il survient. Cet appétence pour ce qui nous fait frissonner est un outil archaïque de la nature humaine, chasser ou être chassé, mais identifier ce qui nous entoure afin de pouvoir réagir.

C'est, par voie de conséquences, un besoin vital de comprendre les phénomènes que nous observons dans notre vie, afin d'en identifier la teneur. Est-ce positif pour nous, ou plutôt négatif? Est-ce que l'on peut utiliser l'objet de notre attention pour en réaliser un outil qui rende ce phénomène positif?  Par quels moyens y parvenir?

Nous entrons directement, et sans nous en rendre compte, dans ...

un processus d'analyse 

C'est très exactement l'approche que nous aurons à l'esprit en visitant ce musée dédié aux rites étudiants, et au bizutage. Au sujet des phénomènes de type bizutage, nous entendons tout et son contraire. Est-ce vraiment lié à une forme particulière du syndrome de Stockholm que les acteurs de ces pratiques tiennent à les préserver? A moins que l'ensemble de ces individus soient tous des sadiques en puissance? Mais comment ignorer les sourires identifiés sur les photographies? De quelle façon escamoter le témoignage de ceux qui l'ont subi et expriment les apports qu'ils en ont retiré?

Nos méthodes  

La première approche se fera par les pièces d'archive. Qu'il s'agisse de photographies, de gravures, de dessins, de textes, d'objets, de témoignages, c'est avant toute chose un parcours d'archéologie. Chaque élément est important, et rien ne doit être rejeté sans raisons valables. Un étudiant se prend par exemple d'une idée facétieuse et crée une action, un mode opératoire, ou donne une signification arbitraire à un objet, il faut d'abord examiner la situation sans a priori pour déterminer s'il s'agit d'une action unique, ou qui donnera, ou a donné naissance à des pratiques similaires. C'est par exemple le cas de... 

L'"armelle"  

Dans la ville de Caen, les faluchards ayant "enterré" leur faluche - en d'autres mots, qui ont stoppé leur parcours étudiant et décidé de figer leur faluche pour la suite de leur vie, portent un pompon marron nommé l'armelle. Il s'agit du vrai prénom de sa créatrice, et cela se perpétue comme une particularité de ville depuis des années.   

Nos approches 

Au sein du musée, nous tenterons de procéder à une étude systémique sur plusieurs terrains. 

Approche par les pièces et artéfacts

Cela pré suppose un énorme travail en amont pour retrouver le plus d'informations possibles sur les objets d'étude. 

  • Description de l'objet (taille, poids, matériaux, date approximative ou réelle, conditions de l'obtention de l'objet, ...)
  • Ce que nous pouvons déduire de ces éléments d'un point de vue codification étudiante
  • Ce que l'objet nous apporte comme éléments d'un point de vue Sciences Humaines et Sociales
  • Ce que le passé peut nous révéler, permettant des corrélations entre le présent et les pratiques d'antan
  • Ce que l'ensemble nous permet de conclure
  • Cet objet permet-il une approche syncrétique et comment? 
Approche par les faits d'actualité

L'actualité est souvent à charge, moins souvent à décharge, des rituels des étudiants. Nous décryptons les actualités sur le moment, et dans un second temps, nous revenons dessus pour une analyse détachée des passions. 

Approche par syncrétismes

Longtemps perçus par les auteurs, depuis le XIXème siècle, comme des survivances syncrétiques des cérémonies processionnelles du culte d'Eleusis, les monômes et carnavals des étudiants nous donnent l'occasion de tenter une approche liée aux cultes agraires de la vie et de la mort. Cette approche révèle une hypothèse de travail permettant de mieux comprendre les fonctions des rituels.

Approche par l'encadrement

Au terme de notre parcours, nous avons acquis une expertise qui a l'avantage de prendre en compte les différentes opinions, positives et négatives, et de les passer au prisme d'un protocole nommé "la voie de Dionysos". 

Approche par l'art

Les artistes et les étudiants ont toujours eu une vie semblable, celle que Murger nommera "La vie de Bohème".