Aborder les rites étudiants #03

L’éducation, un savoir-vivre 

D’aussi loin que l’être humain se conduit en animal social, des règles de vie se sont mises en place. Ces dernières étaient réparties, sur des axes pas toujours clairement définis, selon les principes du savoir

Celui-ci était, selon nos hypothèses, subdivisé en trois éléments positifs : l’habileté (ou savoir technique), la science (compréhension des aspects fondamentaux de la nature), la vocation (permettant l’interprétation du sacré). Cela n’entraine pas encore, à ce stade, une assimilation du sacré aux divinités. 

Les trois aspects négatifs de ce savoir se résument donc en une croyance capacitaire personnelle supérieure à la réalité (risques accrus d’accidents), l’ivresse du pouvoir (condescendance accrue et potentiellement tyrannique), d’abus de confiance (délit d’initié). 

Chez les grecs classiques, cela se résume à l’hybris, et mènent à la colère des dieux. 

Dès lors, les aspects civiques sont bornés par des règlementations pour permettre une juste répartition des bienfaits terrestres. Selon les lieux ou les époques, les valeurs bougeront, mais nous resterons avec un cadre politique assumant les besoins de la Cité, un autre de nature légal gérant les conflits d’intérêts, et un troisième d’ordre sacral maintenant des relations diplomatiques avec les dieux. 

Cela était vrai en Mésopotamie, comme en témoignent les premiers écrits connus, et reste valable de nos jours. Pourtant, nos civilisations, nos registres idéaux de penser, n’ont plus grand chose de commun dans leurs formes, mais préservent ces fonctionnements.

C’est pourquoi nous retrouvons ces aspects jugés comme essentiels en qualité d’éduction de la jeunesse. Préserver ces notes nous permettra d’y voir plus clair au fil des raisonnements ultérieurs, et de comprendre pourquoi ils sont toujours véhiculés au cœur des rites des étudiants.

 

Bibliographie

Cabanès, A. (1908-1936). La vie d'étudiant (Vol. 4). Paris: Albin Michel. Consulté le 04 06, 2022, sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5667540h/f48.image.r=Philippe%20Auguste

Illustrations

Fond 1 : Tablette d'Uruk, vers c. 3200-3000 av. J.-C.) enregistrant une livraison de produits céréaliers pour une fête de la déesse Inanna, un des plus anciens textes connus documentant le culte religieux. Pergamon Museum. Source : wikiwand.com